Priorités, objectifs, stratégies et résultats.

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Le corps à ses priorités, il a plus d’intelligence que tous les praticiens réunis. Il ne mettra jamais à profit cette intelligence à rétablir ce qu’il considère comme étant des bénéfices secondaires avant d’être passé par ce qui est prioritaire. Contrairement à sa croyance, le kinésiologue ne choisir rien, c’est le corps et son intelligence qui donne ses priorités…

Ce qui est attendu par le client est souvent à mille lieux de ce qui se passe et de la réalité, un objectif ne s’atteint pas sur une seule séance mais dans le temps. Je n’aime pas parler d’objectif avec le client. Le corps ne sait jamais comment atteindre un objectif, un objectif est un but personnel qui appartient au client, et non à son corps. Un objectif est simple à déterminé, le plus important pour produire un changement n’est pas l’objectif, mais la stratégie qui va permettre d’atteindre cet objectif. Sans stratégie spécifique le corps ne saura pas comment produire un changement stable et réel.

Le but en kinésiologie n’est pas d’enlever quoi que ce soit, mais de rétablir l’homéostasie et c’est toujours le corps qui a le dernier mot sur les priorités pour y parvenir. Jamais le client, jamais le praticien. Toutefois le kinésiologue a des stratégies à élaborer pour informer le corps sur ce qu’il doit faire et s’équilibrer vers le but voulu . Ces stratégies ne sont pas des protocoles.

En kinésiologie, une équilibration consiste à produire des techniques très spécifiques afin d’aider le corps à lever toutes interférences qui font qu’il a perdu son homéostasie et ne peut plus s’auto-équilibrer. Le kinésiologue n’est pas celui qui produit cette levé d’interférence, il n’est qu’un vecteur d’information, un élément déclencheur au service de l’intelligence du corps.

Dans ma vie, je n’aime pas être manipulé par des gens. Dans le mot « manipuler » il y a le sens de « conditionner », d’induire des croyances et d’exécuter ce qu’une personne veut que je fasse. Les conseils en kinésiologie sont des grands principes qui entrent dans le cadre de l’écologie personnelle (hygiène de vie, nutrition, etc…) et n’ont rien à voir avec des croyances. Les conseils ou pratiques induisant des croyances n’ont rien à faire dans une séance. 

Selon ma vision, l’essence de la kinésiologie est de permettre de propulser toute personne vers un meilleur équilibre de vie, toutefois l’induction de croyances, la manipulation, la programmation ou reprogrammation, ou encore le conditionnement n’ont rien à faire dans cette définition.

Souvent j’entends ou je lis des choses qui me hérissent le poil, quand je vois des kinésiologues qui  disent « pour telle chose, qu’est-ce qu’il faut faire pour que que ça s’arrête? ».

Voilà ma réponse à ce genre de question:

Ne faites aucun diagnostic (vous n’êtes pas médecin) et faites votre boulot, le kinésiologue travaille sur les causes, pas sur les symptômes. Connectez le client à son corps, à son rythme, permettez à la vie de passer avec son plein potentiel, donnez au client la possibilité de voir et de comprendre comment il s’empoisonne quotidiennement aussi bien physiquement qu’émotionnellement, mais ne faite pas de choix pour lui, ne lui imposez rien, ne le conditionnez pas…  Agissez simplement avec des techniques « neuro-compatible » à lever toutes interférences, et à partir de ce moment-là, la personne et son homéostasie sauront ce qu’elles ont à faire.

Ce n’est pas au kinésiologue de dire ce que doit faire le client pour accéder à son plein potentiel, mais au client de le découvrir. Le kinésiologue n’est pas non plus un médecin qui « se doit » d’enlever un problème. Il n’est autre qu’un facilitateur et un technicien qui par des méthodes spécifiques à son domaine permet au client de lever le voile sur comment aller vers son mieux-être de façon autonome.

Le client est assis sur un tas d’or, il reste que ce trésor lui appartient et que c’est à lui de faire le choix de l’utiliser ou pas. 

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Si j’ai une chose à dire au kinésiologue aujourd’hui, ça serait d’être clair et « au clair », soyez congruent, soyez présent, soyez en ligne et à 100% avec et dans ce que vous faites. Sortez de vos croyances et gardez les pieds sur terre, ne partez dans aucune forme d’ésotérisme, ayez un esprit « scientifique ». L’intelligence du corps est scientifique et comprend la science.

Ce qu’un kinésiologue apprend lors de son cursus de formation en école est une chose, la réalité en séance en est une tout autre, une déontologie profonde est à respecté et à suivre.

Il ne faut pas se leurrer, une école forme des personnes et délivre des certificats correspondant à un droit d’exercer. Je suis vraiment persuadé qu’une école a besoin de suivre des règles pour être inséré dans la société et dans le cadre de la profession, ensuite c’est à chaque kinésiologue qui sort d’une école de trouver ce qu’il a envie de faire et à quelle niveau « kinésiologique » il a envie de travailler et de se développer.

N’attendez pas que ce soit l’école qui vous donne la technique pour y parvenir ou la technique avec laquelle vous devez travailler, n’attendez pas que ça soit l’école qui vous donne la vision que vous devez avoir de la kinésiologie, du « savoir-être », de la santé et de la profession. Sortez de l’école, ne voyez pas qu’un seul kinésiologue mais plusieurs kinésiologues; peu importe leur école, discutez, consultez, ouvrez vous, enrichissez vous!

 

La kinésiologie ce n’est pas une question de techniques, ni de protocoles, mais une question de connaissances.

©Guillaume PINA, Institut Franco-Suisse de Kinésiologie
©Institute for Faster Than Light Resonance