De l’accompagnement à la propulsion du changement: la transmutation

images.jpegLors des séances, je constate la plupart du temps que les consultants ne regardent que leur problèmes ou symptômes, se fixe dessus et s’y enferme voir me les délègues…

La douleur, les symptômes et les problèmes qu’ils soient d’ordre physiques ou émotionnels sont destructeurs et font vraiment du mal, il n’est jamais bon de se concentrer dessus, de les analyser et de les décortiquer et il est de même important de comprendre que les problèmes du consultant ne sont pas ceux du praticien, mais qu’ils appartiennent au client afin qu’il se mobilise personnellement pour changer. L’expert le plus éminent sur le plan mondial par rapport à une problématique donnée habite à la même adresse que le client lui même. On m’a récemment dit sur un ton autoritaire et sans autre « je viens pour la gestion du stress, débrouillez-vous avec ça » m’a réponse a été « non, désolé, ça ne marche pas comme ça » avec toutes les explications qui vont avec. J’ai tout rendu ce qui m’a été délégué en bloc, ce qui n’a forcément pas plus, et peu importe! Une personne prête à changer l’entendra toujours et fera acte, ce qui n’est pas le cas de celui qui restera dans ses problèmes et aura choisi de s’y enfermer.

Mon travail n’est pas de changer ma vision pour le consultant, ni de le changer en lui donnant ses solutions en jouant au « guide », au « gourou » ou au pseudo accompagnant, ni d’enlever son problème, mais de faire en sorte qu’il change lui-même et se transforme par ses propres solutions, non pas sous formes de prises de consciences qui ne sont que des leurres menant à des impasses, mais par un processus d’apprentissage accéléré mettant en jeu une transformation de son matériel cognitif. 

Cette approche n’est pas une thérapie mais entre dans le champ de la relation d’aide et le terme « d’accompagnement » ou « d’accompagnant » me déplais car il laisse encore de la place au client pour qu’il délègue tout ou partie de son problème en pensant que l’accompagnant a pour devoir de le lui régler par une prise en charge…  Je choisis donc de définitivement reléguer ces termes aux oubliettes, et le remplace à compter de ce jour par mentor,  mentorat ou mentoring qui désigne une relation interpersonnelle de soutien, de propulsion, d’échanges et d’apprentissage, dans laquelle une personne d’expérience, le mentor, offre son expertise dans le but de favoriser le développement d’une autre personne ayant des objectifs à atteindre.

le mentorat vise la mobilisation des ressources du client en le plaçant dans l’action. Le client se projette alors dans le futur afin de rechercher et mettre en application ses solutions propres. Cette démarche favorise le développement de l’autonomie de la personne, y compris vis-à-vis du mentor. Le client est ainsi dans une démarche non pas de prise en charge menant à une relation de dépendance, mais ou il se prend en charge et devient autonome via l’expertise du mentor et s’en libère au plus vite.

Voilà pourquoi dans mon approche je pose des questions simples qui sont orientées vers le futur. Le potentiel de changement se trouve dans le futur du consultant, jamais dans son passé… Le jeu de ces questionnements est de sortir le consultant de son enfermement au passé.  Au cours de la séance via les techniques spécifiques utilisées ( kinésiologie appliquéerematriçage, etc…), le consultant retrouve progressivement son pouvoir et se tourne vers un futur positif qu’il va ramener à son présent afin de vivre la réalité qu’il choisit.

Ma vision de la kinésiologie ce n’est pas une question de techniques, ni de protocoles, mais une question de connaissances.

©Guillaume PINA, Institut Franco-Suisse de Kinésiologie
©Institute for Faster Than Light Resonance