Les hormones du stress sont une drogue dont vous êtes dépendant!

d0e3dc7e1e_76472_moleculeDe quelle manière finissons nous par être dépendant de nos émotions négatives, ou plus précisément de ce que l’on appelle les hormones du stress ?

Au moment où nous réagissons à n’importe quelle situation apparemment menaçante dans notre monde extérieur, que la menace soit réel ou imaginaire, notre corps sécrète des hormones du stress afin de mobiliser des quantités énormes d’énergie en réaction à la menace. Alors le corps se déséquilibre : c’est exactement ainsi qu’opère le stress. Il s’agit d’une réaction naturelle et saine, car, au temps préhistorique, ce cocktail chimique d’adrénaline et de cortisol, ainsi que d’hormones similaires, était libéré quand nous faisions face à un danger dans le monde extérieur. Par exemple on était poursuivi par un prédateur et il fallait prendre rapidement une décision : se battre, fuir ou se cacher.

Quand on se trouve en mode survie, on devient automatiquement matérialiste, au sens où l’on définit la réalité d’après d’après nos sens, d’après ce que nous voyons, entendons, sentons, touchons et goûtons. En outre, notre attention se réduit et se porte exclusivement sur la matière, c’est à dire sur notre corps, qui existe en un espace et une période spécifique. Les hormones du stress nous amènent à donner toute notre attention au monde extérieur, car c’est là que réside le danger. A l’époque des êtres humains primitifs, cette réaction était saine. Elle était adapté et nous maintenait en vie. Une fois le danger écarté, les taux d’hormones du stress revenaient à l’équilibre.

Mais de nos jours, ce n’est plus le cas. Il suffit d’un appel téléphonique, d’un SMS ou d’un e-mail de notre patron ou d’un membre de notre famille, qui suscite une vive réaction émotionnelle, telle que la colère, la frustration, la peur, l’angoisse, la tristesse, la culpabilité, la souffrance ou la honte pour que notre système nerveux primitif se mette en marche et nous fasse réagir comme si nous étions poursuivis par un prédateur. Et chimiquement, la situation perdure, la menace externe ne semble jamais s’estomper. En vérité, beaucoup passent la majeur partie de leur temps dans cet état de stimulation forte. Cela devient chronique. c’est comme si le prédateur ne vivait plus dans la nature et ne montrait plus seulement à l’occasion ses crocs, mais qu’il vivait dans la même grotte que nous ; c’est à cela que l’on pourrait comparer un collègue toxique dont le bureau se trouve juste à coté du nôtre.

Ce genre de stress chronique n’est pas adapté. Quand on survit et que les hormones du stress que sont l’adrénaline et ele cortisol sont continuellement secrété dans notre corps, on reste sur le qui-vive au lieu de retourner à l’équilibre. Quand ce déséquilibre s’installe à long terme, il est probable que la maladie nous guette, car un stress à long terme régule à la baisse l’expression saine de nos gènes. En faite, notre corps se conditionne tellement à la montée de substance chimique qu’il en devient dépendant telle une drogue.

 

Guillaume PINA – Institut Franco-Suisse de Kinésiologie

http://www.metaquantik.com

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