comment s’installent nos comportements?

Human-Behavior-Degree-2.jpegLes événements vécus de façon traumatisantes peuvent créer des programmes mentaux que nous ne remettons plus en question, on les prend comme ils sont et c’est tout vu, tout comme pour des programmes répétés, encore et toujours, de très nombreuses fois.

Pour générer une émotion capable de programmer instantanément le cerveau, nul besoin de grands désastres ou d’événements particulièrement traumatisants. Ce n’est pas l’événement en soi qui compte, mais la manière dont il est vécu. En d’autres termes, ce ne sont pas les événements traumatisants qui programment le cerveau, mais les événements vécus de façon traumatisantes.

Récemment, j’ai rencontré une jeune femme qui souffrait d’un grand complexe d’infériorité. Elle me disait que tout ce qu’elle faisait s’accompagnait de doute, en creusant un peu, il s’est révéler que son problème remontait à l’époque de l’école primaire ou elle était pourtant bonne élève jusqu’au jour où une institutrice lui mis un zéro en rouge sur un de ses devoirs et à convoqué ses parents pour en parler. Et ce n’est pas tout, l’entretien a eu lieu devant d’autres enfants (pensez ce que peut ressentir un enfant face ce jugement et à ce type d’humiliation).

Le cerveau peut être programmé par la répétition, cette méthode génère des synapses de types faibles et demande une concentration et une énergie énorme pour leurs consolidations et en faire une compétence automatique, bien que cette méthode fonctionne, elle n’est pas efficiente. Ce type de programmation est utilisé entre autre par l’école et l’apprentissage des langues.

Si la répétition crée au départ des synapses faibles (autrement dit « un programme faible » qui doit encore se renforcer au cours du temps par répétition), en revanche, les émotions sont capables de générer des synapses solides (programmes mentaux) en une seule fois, et donc de les rappeler de façon automatique.

Voilà pourquoi depuis lors cette jeune fille a porté en elle tous les jours un fort complexe d’infériorité. Elle a continuellement été à la recherche d’un jugement extérieur, de l’approbation des autres. Bien entendu, avant d’identifier le mécanisme de son mal-être, elle ne savait pas de quoi il s’agissait, elle ne s’en rendait pas compte étant donné que cette compétence qui la desservait était totalement inconsciente, elle savait seulement qu’à chaque fois qu’elle faisait quelque chose, elle « percevait » une réponse émotionnelle, qui comme vous pouvez l’imaginer, influençait lourdement sa vie.

En somme, vous ressentez des choses, vous les croyez vôtre, mais en réalité et trop souvent elles ne le sont pas du tout! Ce sont des programmes que votre cerveau a chargé, et étant donné que ce sont des programmes, vous ne les remettez plus en question.

Guillaume PINA – Kinésiologue

Institut Franco-Suisse de Kiénsiologie – http://www.metaquantik.com

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